stupéfait/stupéfié

stupéfait-stupéfié
Erreur fréquente :

Le mot stupéfait n’est pas le participe passé du verbe stupéfier !

On ne dira pas : « J’ai été stupéfaite par cette nouvelle ! »

Mais bien : « J’ai été stupéfiée par cette nouvelle ! »

Pourtant, on doit bien dire : « J’ai été stupéfaite d’apprendre son départ. »

Cela mérite bien une petite explication.

Stupéfié :
  • stupéfié est le participe passé du verbe stupéfier, utilisé pour décrire une action.
    • Il a stupéfié son entourage.
    • Nous aurions stupéfié nos professeurs.
  • À la forme passive, lorsque le sujet subit l’action, nous sommes toujours en présence du verbe stupéfier qui est conjugué et donc :
    • Il a été stupéfié par son appel.

 

Stupéfait :
  • stupéfait est un adjectif qualificatif et se rapporte à un nom. Le verbe stupéfaire n’existe pas.
    • Je suis stupéfaite des progrès accomplis (stupéfaite est attribut du sujet je).
    • Stupéfaits de ses résultats brillants, ils crurent qu’il avait triché (stupéfaits est un adjectif qui qualifie ils).

On retiendra

Stupéfié est le participe passé du verbe stupéfier.
  • Il les a stupéfiés par son comportement.
  • Ils ont été stupéfiés par son comportement.
Stupéfait est un adjectif qualificatif.
  • Stupéfaits de son accueil déplorable, ils préférèrent partir.
3 commentaires
  • Sandrine
    Posté le 12:28h, 15 juin Répondre

    Christine, mille mercis pour cette clarification qui m’a littéralement stupéfiée :-).

    • Christine Bourrelly
      Posté le 15:25h, 15 juin Répondre

      🙂

  • Marcel Douguédroit
    Posté le 19:43h, 21 juin Répondre

    Dans le commentaire de Sandrine, on lit “…littéralement…”.
    Attention à l’utilisation abusive de cet adverbe ; lire en particulier ce commentaire, diffusé 30 mars 2017 dans un article du Figaro :

    “…Selon le Petit Robert, «littéralement» est l’équivalent de la locution «à la lettre», pour le Littré ce qui est «selon la lettre, selon le texte, conforme à la lettre, au texte.» Enfin, pour le CNRTL, il peut également être employé comme un équivalent du mot «absolument». «Un jour que je n’avais plus rien, littéralement rien, et qu’ayant dîné pour moins que rien, je me prélassais encore dans ma gondole» (Histoire de ma vie, Sand). Bien loin donc de toute hyperbole.

    L’Académie française elle-même nous met en garde contre l’abus fréquent du terme bien trop souvent biaisé à l’oral, comme à l’écrit. Dans leur rubrique Dire/ Ne pas dire , les sages expliquent ainsi que l’adverbe «littéralement» doit éviter d’être employé sous une quelconque «forme à valeur superlative» et qu’il est nécessaire d’oublier «des formes emphatiques comme: Je suis littéralement mort de fatigue.»…”

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